Formation 2018 sur la dyscalculie

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Date / Heure
Date(s) - 02/02/2018
9 h 00 min - 16 h 00 min

Emplacement
CPMS de la COCOF

Catégories


Le 2 février 2018 à BRUXELLES – Changement d’adresse ! La formation sera donnée au CPMS de la COCOF de Bruxelles

Les horaires : Accueil à 9h – Début à 9h30 – Fin à 16h

Comment aborder les troubles en mathématique aujourd’hui ?

Sandrine MEJIAS, Docteur en neuropsychologie, Université de Lille 2

Depuis toujours, les mathématiques intriguent. Parfois elles inspirent, parfois elles ennuient. Si certains enfants les manipulent avec aisance, d’autres ne s’en accommoderont jamais et seront à la source d’une anxiété toujours grandissante.

Quoi qu’il en soit, si les mathématiques sont si souvent ramenées au-devant de la scène des préoccupations pédagogiques, c’est parce qu’on sait depuis longtemps qu’elles sont déterminantes pour l’avenir académique et professionnel des élèves (Currie & Thomas, 1999).

Aujourd’hui, et depuis plusieurs décennies maintenant, la conception de l’acquisition des mathématiques a bien changé?

D’une conception intuitive où les capacités mathématiques sont perçues comme une capacité unique dépendant de la logique (Piaget & Szeminska, 1941 ; « un élève est bon ou mauvais en math »), notre vision actuelle est influencée par apports divers et multiples.

Avec les apports de la clinique neurophysiologique, les habilités mathématiques supposent l’intégration d’une multitude de composantes. Ces dernières sont essentielles pour contribuer au bon développement des capacités mathématiques et peuvent être affectées séparément.

Grâce au développement des techniques d’imagerie cérébrale et des neurosciences, la perspective se veut anatomofonctionnelle, mettant en relation mécanismes cognitifs et substrats neuronaux. À l’heure actuelle, le modèle du Triple Code (Dehaene, Piazza, Pinel, & Cohen, 2003) sera retenu. En effet, il permet entre autres d’aborder l’acquisition du nombre chez l’enfant tout venant.

Enfin, l’étude de l’acquisition du nombre ne s’arrête pas là. En effet, si cette discipline est tellement déterminante pour le futur et le bien-être des personnes, il est nécessaire de pouvoir identifier les enfants « à risque » et de saisir les causes intrinsèques (e.g., faibles capacités numériques) et extrinsèques (e.g., contexte socio-économique défavorable) afin de tenter de remédier aux difficultés durablement.

Développementalistes, pédagogues, linguistes, anthropologue, épidémiologistes sont autant de chercheur et professionnels de terrain qui contribuent à ce vaste champ qu’est la compréhension de l’acquisition du nombre aujourd’hui.

La problématique des enfants dyscalculiques vous interpelle ? Cette journée est faite pour vous !